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Quoi de neuf...
Bienvenue à vous qui arrivez en
ce site !
Vous vous trouvez peut-être, sans vous en douter, au seuil d’une
grande aventure…
Si vous cherchez à découvrir ou approfondir la
pensée de Maurice Zundel (1897-1975), ce prêtre au cœur
brûlant et à la parole de feu, qui toute sa vie a
parlé et écrit dans un langage neuf, différent de
celui de son temps, de l'essentiel de la vie spirituelle,
Si vous cherchez à connaître et comprendre ce qu’il a dit
de l’être humain, homme et femme, de Dieu tel que nous le prions,
de la relation personnelle ou communautaire avec Celui qui est
Présence en tout être,
Si vous cherchez à retrouver un chemin de vie intérieure
à la lumière de cette pensée...
Alors, entrez et voyez !
Vous trouverez dans le menu <Accueil> des rubriques qui vous
permettront de faire première connaissance avec la personne de
Maurice Zundel. Essayez <l’introduction Flash> et consultez
ensuite les sommaires sur sa vie et sa pensée.
Les menus <Spiritualité>, <Biographie et
témoignages>, <Bibliographie et liens> vous donneront
l’occasion d’en apprendre davantage.
Sous le menu <Associations et liens>, vous ferez
éventuellement connaissance avec les <associations Amis de
Maurice Zundel> (AMZ) dans le monde, ainsi qu'avec la <Fondation
Maurice Zundel>.
Vous pourrez facilement, sans sortir du site, communiquer avec nous
pour obtenir plus d’information ou pour commenter n'importe quelle
rubrique.
Vous avez également la possibilité de vous inscrire
à un cyber-groupe de partage si vous êtes
intéressé(e) à échanger avec d'autres vos
réflexions sur les textes qui seront proposés chaque
mois. Les disponibilités et les modalités
d'opération restent à établir.
Ce site est inauguré en la fête de la Nativité de
notre Seigneur Jésus-Christ, ce 25 décembre 2005. Il se
veut évolutif en recherche de qualité et en contenu.
Vous constaterez que plusieurs rubriques sont encore à pourvoir;
nous implorons donc votre compréhension et votre patience.
Merci à tous ceux et celles qui, de près ou de loin, ont
rendu ce site possible.
D
U C O E U R A U C O E U R
Maurice Zundel
chapitre XV de L'Évangile Intérieur,
Éd. Saint-Augustin
Si l'injustice semble triompher souvent dans le domaine
matériel, si l’ordre établi consacre tant
d'iniquités, si l'intérêt d'un petit nombre, avec
la complicité, hélas ! de tous nos égoïsmes
secrets, rend presque impossible l'instauration d'une économie
vraiment humaine, il y a pourtant une justice qui se réalise
ici-bas, dans le témoignage que le coeur rend aux valeurs
véritables.
Nous sommes très souvent dupes du succès, éblouis
par les galons, flattés par les titres, subjugués par
l'argent. Nous nous grisons de paroles, nous quêtons les
compliments, nous nous empressons auprès des gens arrivés
pour qu'ils nous fassent la courte échelle.
Mais tout cela demeure extérieur à nous. Notre âme
en sent le vide dès qu'elle se souvient d'elle-même. Ce
qu'elle ne fait jamais aussi bien qu'en rencontrant dans un être
un élan de véritable bonté.
Quel mystérieux baptême sont ces larmes que nous refoulons
à peine, quand un visage d'amour traverse notre regard, en nous
révélant le monde que nous croyions peut-être
aboli, et auquel nous sentons maintenant que nous appartenons par
toutes les fibres de notre être : le monde de l'esprit et de la
qualité, du silence et de la clarté.
Nous étions là comme d'autres jours, engagés dans
les mêmes gestes, esclaves des mêmes attitudes, et cette
lumière a passé, faisant surgir au-delà de cet
automatisme opaque, au-delà des routines vulgaires, une
Présence encore voilée, mais aussitôt reconnue en
l'émoi qu'elle suscitait en nous. C'était comme un lever
d'aube dans la nef d'une cathédrale, quand les vitraux sortent
de la nuit, en laissant voir, dans la matière diaphane, tout un
peuple divin qui chante le Cantique du Soleil.
Cette expérience, tous ceux qui l'ont vécue le savent,
est indépendante de toute condition de race, de culture, de
milieu, d'âge ou de sexe.
Tout être est capable de nous faire ce don merveilleux qui nous
découvre l'humanité vraie. Et ceux qui nous l'ont fait
sont à jamais nos bienfaiteurs, quand bien même nous ne
les aurions aperçus qu'une seule fois sur la route, car la seule
chose qui compte vraiment en nous, c'est ce fonds lumineux dont chacune
de ces rencontres a augmenté la richesse.
D'autres peuvent avoir apparemment plus de titres à notre
reconnaissance, qui sauraient bien nous les rappeler au besoin.
C'est pourtant ainsi que le véritable discernement s'accomplit.
Notre estime et notre enthousiasme vont spontanément à
ceux dont la bonté toute gratuite nous a appris ce que c'est
qu'être homme. Les autres admirations sont de commande ou de
surface, celle que nous leur vouons coule de source et ne tarit point.
Ils constituent pour nous la grande révélation : celle
qui s'atteste comme lumière de vie en la transparence d'un
être où le divin Visage resplendit.
Comment ne dirais-je pas ici tout ce qu'un prêtre reçoit
des âmes qui viennent auprès de lui chercher la Parole
d'un Autre, et qui voit tous ces mots qu'il prononce devenir vivants de
leur vie.
Aucun contact ne nous apprend mieux combien sont inexistantes les
barrières de classes, et superficielles les barrières de
peuples; aucune rencontre ne fait saisir plus vivement
l'universalité de l'Église : comment ne pas voir les
enfants d'un même Père en tous ces visages tendus vers la
même Lumière ?
Une humanité spirituelle existe déjà, en
vérité, et, dans l'écroulement de toutes les
hiérarchies humaines, l'Esprit de Dieu ne cesse de susciter
l'aristocratie silencieuse des âmes, qui attestent que pour
être, il faut se donner.
C'est par là que les iniquités sociales, sans cesser
d'être crimes, sont mystérieusement annulées : par
l'action rayonnante de la vie intérieure, qu'il est aussi
impossible de contrefaire qu'il est impossible de l'arrêter.
Les hommes célèbres deviennent le plus souvent
personnages de l'histoire, les saints, pour toujours, appartiennent au
présent.
C'est ainsi que se manifeste dès ici-bas la vraie justice qui
est l'ordre de l'amour. Ce que l'on fait n'importe pas, mais ce que
l'on est : la qualité d'être ne pouvant d'ailleurs se
maintenir en dehors d'une certaine qualité d'action où sa
valeur s'exprime.
Qu'y aurait-il de changé dans le monde si je venais à
disparaître, disent les découragés, ma vie n'est
utile à personne ?
Mais alors, pourquoi Dieu vous la donne-t-Il aujourd'hui, dans les
circonstances où vous êtes, Lui qui les connaît
mieux que vous, si vous n'êtes nécessaire à
l'équilibre de l'univers, si chacun des battements de votre
coeur n'est indispensable à l'accomplissement de sa vocation
divine.
Si vous ne pouvez plus rien faire, si vous êtes infirme et seul,
si l'on vous a remplacé par une machine comme on le ferait d'un
outil, vous demeurez toujours capable de l'action qu'une âme
vivante peut seule accomplir, et sans laquelle toute notre civilisation
matérielle n'est qu'une immense barbarie : aimer.
A quoi sert que les hommes puissent communiquer d'un pôle
à l'autre en l'espace d'un éclair, s'ils n'ont plus rien
d'essentiel à se dire, s'ils sont également vides de
l'unique nécessaire ?
Et quel avantage à ce qu'ils disposent tous de la même
technique s'il n'en doit résulter qu'une concurrence plus
meurtrière et une misère plus générale ?
Il n'y a que l'esprit de pauvreté qui use bien de la richesse,
il n'y a que le désintéressement de l'amour qui rend
clairvoyant.
Pourvus d'instruments merveilleux qui pourraient être
l'expression d'une communion universelle, nous les avons
employés à construire la cage où nous sommes
inexorablement enfermés, pour avoir voulu sauver l'argent
plutôt que l'homme.
En fait, rien n'est plus tragiquement certain, nous avons renié
l'homme. En mettant une énergie farouche à sauvegarder
les appuis matériels de la vie, nous sommes devenus
indifférents à sa vie. Et des millions de jeunes gens
demain (Ceci était écrit avant le mois d'octobre 1935)
périront peut-être, pour assurer ce Pain dont ils ont pu
manquer déjà, et qu'ils ne mangeront plus.
Nous avons renié l'homme, nous n'avons pas pris au
sérieux les richesses de son esprit et de son coeur, qui sont
les seules valeurs proprement humaines.
Mais Dieu, Lui, ne renie jamais ceux auxquels Son amour ne cesse de
donner l'être, et Il a promulgué ce commandement unique
qui vise au plus haut de nous-mêmes, et qui situe au-dedans toute
notre noblesse et toute notre grandeur :
« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton
âme, et de tout ton esprit, et tu aimeras ton prochain comme toi-
même. »
N'est-ce pas là toute la religion : Dieu est Amour, il faut
L'aimer et le faire aimer, en aimant.
Quand l'Église, au XVIIIe siècle, voulut répondre
aux arguments des Encyclopédistes qui prétendaient
mesurer au compas de leur logique les mystères de
l'éternel Amour, elle promulgua le culte du Sacré-Coeur,
comme pour ramasser en ce symbole ineffable, tout ce que l'on peut
savoir de Dieu :
Dieu est un coeur
Dieu est tout coeur
Dieu n'est qu'un coeur.
Il était impossible de donner de l'Évangile une
traduction plus émouvante, et de résumer plus simplement
tout à la fois ce que nous devons croire de Dieu et ce que nous
devons faire pour nous approcher de Lui.
Le seul péché, au fond, n'est-ce pas de ne pas l'aimer,
et ne sommes-nous pas virtuellement livrés à tous les
désordres dès que nous ne sommes plus sous la garde de Sa
présence ?
Nous sommes généralement beaucoup plus honteux des
transgressions qui éclatent au dehors ou qui s'inscrivent dans
la chair. Et pourtant, ce ne sont là que les conséquences
et les symptômes de cette faute qui est le principe de toutes les
autres : le refus d'amour qui nous sépare de Dieu.
C'est ce défaut de transparence au centre qui produit le trouble
à la périphérie. Aussi bien le premier mouvement
d'une âme qui prend conscience de ses défaillances doit-il
être un élan d'amour vers le Père qui l'attend, et
dont la présence est son Pardon (Il est lui-même le pardon
des péchés.)
Le péché n'est pas une dette inscrite dans un livre.
C'est nous-mêmes en état de refus. La lumière nous
envahira aussitôt que nous nous ouvrirons.
Nous ne pourrons sans doute jamais aimer autant que nous sommes
aimés. Nous pouvons, du moins, aimer chaque jour davantage, en
nous efforçant d'être toujours plus sincèrement
tout coeur pour Dieu et tout coeur pour nos frères.
« Là où il n'y a pas d'amour, mettez l'amour, et
vous extrairez l'amour », dit saint Jean de la Croix.
Il n'y a pas de maxime plus chrétienne, il n'y a pas de
programme plus beau.
L'humanité peut encore être sauvée, et elle le
sera, dans la mesure où nous estimerons la vie plus que
l'argent, et le coeur plus que l'action, et Dieu plus que tout.
La route sera longue, mais nous pouvons commencer, en essayant de vivre
à plein l'instant présent, pour rendre plus fécond
celui qui suivra, le regard fixé sur la Lumière qui nous
conduit :
Lead kindly light
Amid the encircling gloom,
chantait Newman, sûr de son amour mais incertain de ses voies :
Conduis-moi, ô très douce Lumière,
Dans les ombres qui m'environnent,
Conduis-moi,
La nuit est sombre et je suis loin de mon foyer,
Conduis-moi,
Je ne demande pas à voir les horizons lointains,
Un seul pas à la fois, c'est assez pour moi,
Conduis-moi,
ô très douce Lumière.
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Coin méditation
La
nouveauté de la Nouvelle Alliance, c'est de situer Dieu au
plus intime de nous-même, comme une source de vie
éternelle.
L'Évangile (la Bonne Nouvelle), c'est de nous avoir
délivrés d'un dieu extérieur à nous, pour
nous conduire à un Amour
caché en nous.»
Maurice Zundel, dernière
homélie, prononcée en
février 1975
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Actualités
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Journée d'amitié Maurice
Zundel de l'AMZ-France, le 23 septembre prochain.
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